L’holacratie (holacracy en anglais) est un système d’organisation de la gouvernance, fondé sur la mise en œuvre formalisée de l’intelligence collective. Opérationnellement, elle permet de disséminer les mécanismes de prise de décision au travers d’une organisation fractale d’équipes auto-organisées. Elle se distingue donc nettement des modèles pyramidaux top-down.

Elle est fréquemment comparée à la sociocratie, bien que des différences significatives existent entre les deux approches.

Principes

Le fondement de la théorie holacratique repose sur une identification de la raison d’être de toute organisation humaine. L’holacratie attribue à la raison d’être un rôle superordonnant, fédérant l’action des individus qui vont contribuer à sa réalisation par leurs compétences, aptitudes, implication. Pour cela, l’organisation va se structurer en cercles, chacun ayant pour objectif de produire des « redevabilités » contribuant à la raison d’être globale tout en restant autonome dans ses méthodes. Les individus adoptent également des rôles auxquels correspondent des redevabilités mais restent souverains dans leur organisation personnelle. Les rôles ne correspondent pas aux fonctions qui existent dans des organisations traditionnelles et qui s’apparentent plus à des statuts[16]. Les membres de l’organisation peuvent cumuler plusieurs rôles. Le rôle en holacratie renvoie à un objectif clair (redevabilité) et si l’objectif n’a plus lieu d’être, le rôle disparait. En fonction des circonstances, les rôles émergent puis disparaissent dynamiquement, tout comme les cercles.

Les tensions sont essentielles à l’évolution de la structure. Robertson définit la tension comme l’écart ressenti entre ce qui est et ce qui pourrait être.

On distingue des tensions de gouvernance (lorsque le besoin se fait sentir de faire évoluer la structure) et des tensions opérationnelles (liées au fonctionnement quotidien). Les premières sont traitées dans des réunions de gouvernance alors que les secondes sont traitées dans des réunions de triage. Chaque cercle est autonome pour organiser ses réunions de gouvernance et de triage. C’est à l’occasion des réunions de gouvernance que de nouveaux cercles et rôles sont définis ou supprimés.

C’est donc en résolvant les tensions que la structure évolue. Dans toutes ces réunions, les décisions sont prises par consentement (cf sociocratie) et sont envisagées comme temporaires, liées aux circonstances présentes et non comme associées à une logique de planification à longue échéance.

Dans la prise de décision basée sur le consentement, les décisions sont prises lorsque personne n’a émis d’objection motivée contre la proposition. Cela implique d’intégrer toutes les perspectives dans le processus de prise de décision. Le but n’est pas de trouver la meilleure décision, mais de prendre rapidement des petites décisions qui permettent d’avancer en considérant que cela fait progresser vers le déploiement de la raison d’être.

L’holacratie permet aux organisations qui y ont recours de bénéficier du savoir ambiant dans leur entreprise, de fonctionner avec transparence et d’accroître la motivation des parties prenantes.

À La Forêt Nourricière, l’holacratie est mise en pratique

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